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Le récit de Daniel Jehanno
n°55 de Grands Voiliers Infos

 



Remerciements ... An Drask, la suite de l'Aventure

Par Daniel Jehanno



En 2006, dans le n°55 de Grands Voiliers Infos, j'ai raconté le passage du Cap Horn que j'ai effectué à bord d'Imram, le bateau de mon ami Jacques Gangloff.

Nous étions ensemble sur le Belem au début des années 90, puis il est parti sur son bateau vers la Polynésie où il a séjourné une dizaine d'années et c'est fort de son voyage retour que je l'ai rejoint à Ushuaïa et avec deux autres amis nous avons fait un périple dans les îles du Cap Horn, passé le Horn puis navigué dans le Canal du Beagle à la découverte des glaciers.


Quinze jours de navigation et un rêve réalisé...

J'avais dit un jour à bord du Belem que j'aimerais voir le Cap Horn, et des membres de l'équipage aidés de quelques stagiaires habitués du Belem qui voulaient me faire un cadeau lors de mon départ à la retraite, ont eu l'idée d'effectuer une collecte parmi les stagiaires et l'équipage pour m'offrir cette aventure qu'est le passage du Cap Horn à bord d'un grand voilier.

C'est bien vite dit ; mais allez donc trouver un grand voilier gréé carré qui passe le Horn de nos jours ! ...
André Poltzien s'était penché sur le problème, mais le temps passait et il n'y avait toujours pas de bateau en partance pour les mers du Sud avec passage du Cap Horn.

Puis un jour, à l'automne 2004, Jacques m'a annoncé son retour de Polynésie, il comptait passer du Pacifique à l'Atlantique par les canaux de Patagonie alors qu'à l'aller il avait emprunté le Canal de Panama. Je lui ai conté mon histoire et suggéré de faire un petit crochet par le Cap Horn, ce n'était pas une mince affaire mais il a finalement accepté et à défaut de grand voilier, j'ai embarqué avec lui sur Imram, son sloop en acier de 10 mètres.



     

Daniel à bord d'Imram

Jacques Gangloff
 

Comme je l'ai dit déjà dans la relation du voyage, je n'ai pas de regrets, car si je m'étais embarqué sur un grand bateau, je serais monté dans la mâture pour mieux voir le Cap au passage mais en très peu de temps il aurait disparu à ma vue, vision bien réelle mais en même temps fugitive. A bord d'Imram celà n'a pas été le cas, non seulement nous sommes passés très près du Cap mais aussi nous avons navigué entre les îles Hermite et Wollaston qui bordent le Horn et ça aussi ça en valait la peine.

Bref, je n'ai pas perdu au change et même financièrement j'y ai gagné, car en faisant ainsi il y avait à payer l'aller-retour à Ushuaïa par avion et une participation aux frais de bord pour la durée de notre périple, cela coûtait bien moins que si j'étais parti sur un grand voilier.



Début de chantier

La collecte qui avait été faîte sur une longue période était conséquente, et après le voyage au Horn il restait de l'argent ; je l'ai utilisé suite à la proposition d'un membre de l'équipage du Belem.

En 2004, j'avais acheté un canot à misaine en bois pour remplacer celui que j'avais, mais qui était à bout de bord. Celui que je venais d'acheter n'était pas tout neuf non plus et méritait quelques travaux que j'avais envisagés et avec l'aide d'un ami charpentier nous avons commencé fin 2004. Mais allez donc ! ces vieux bateaux, quand vous enlevez un morceau de bois en mauvais état pour le remplacer, vous découvrez une fois le joint ouvert que le morceau suivant n'est pas très bon non plus alors que vous pensiez jusqu'à là qu'il l'était et qu'il mériterait bien d'être remplacé lui aussi.



On change la quille

Beaucoup de bois neuf



En mars 2005, juste avant de partir pour la Terre de Feu, nous avions déjà changé l'étrave, les allonges de haut de presque toutes les membrures et les préceintes neuves étaient en place. Après un bon mois d'interruption pour changer d'air et d'hémisphère, nous avons repris le chantier, et compte-tenu de l'argent de la collecte qu'il restait déduction faite du coût du voyage au Horn, je n'ai pas eu d'hésitation quand une partie douteuse de la charpente méritait d'être remplacée, si bien que la quille même a été changée, une bonne partie des varangues, tout le bordage et le bateau est à demi-ponté, en somme il est neuf à 80 %.

Je ne l'aurai pas restauré aussi complètement avec mes moyens seuls et je remercie très fort et l'équipage et les stagiaires qui m'auront permis à la fois de passer le Cap Horn et de restaurer mon "canote". Il s'appelle An Drask ce qui en breton signifie La Grive. Il est bien joli maintenant et navigue le long de la côte Lorientaise, autour de Groix et parfois un peu plus loin.


...............................................Daniel Jehanno



Ah la belle carcasse !

Fin de chantier - juste avant le retour à la mer


Premiers essais avec Guy et Hervé


Un grand merci à Daniel et Jacques pour l'ensemble des photos présentées

Voir le récit de Daniel Jehanno - Le Cap Horn à bord d'Imram

 

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