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L'HERMIONE

· Type, gréement : frégate de 12, trois-mâts carré

· Chantier : Chantier Naval de Rochefort

· Lancement : 7 septembre 2014

· Longueur hors tout : 66 mètres

· Maître bau : 11,24 mètres

· Longueur de coque : 44,20 mètres

· Tirant d’air : 56,50 mètres

· Tirant d’eau : 5,78 mètres

· Déplacement : 1166 tonnes

· Matériau : bois

· Surface de voile : 2 200 m2

· 26 canons de 12 (dont 1 authentique) et 6 canons de 6

· Motorisation : 2 pods alimentés par 2 groupes de 300 et 400kW

· Equipage : 80 marins

· Propriétaire : Association Hermione-La Fayette

· Port d’attache : Rochefort

 

 

 

 

 

 

Depuis juillet 1997, l'Association Hermione-La Fayette s'est lancée dans une formidable aventure, la reconstruction de la frégate Hermione, navire, qui, en 1780, permit à La Fayette de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance. Reconstruire l'Hermione, c'est reconstituer un élément de notre patrimoine maritime. C'est engager un grand chantier au service de l'économie et de la culture de toute une région

Le projet naît en 1992 porté par quelques membres du Cercle International de la Mer installé à la Corderie Royale à Rochefort, et de plusieurs élus de la ville dont le maire de l‘époque Jean-Louis Frot. Le Conseil  d’Administration de  l’association est  constitué de l’écrivain Erik Orsenna, Président fondateur, Bénédict Donnelly, Président de 1994 à 2016, Raymond Labbé, Directeur technique, Maryse Vital, Déléguée générale, entourés de quelques passionnés qui travailleront sans relâche afin que le projet soit mené à bien.

 

La construction démarre en 1997 et devra faire face à de nombreux défis, techniques, administratifs et financiers. Reconstruite à l’identique, selon la volonté des fondateurs, il fallut par exemple sélectionner 2000 chênes dans les forêts françaises correspondant aux galbes des pièces nécessaires. A l’époque, dans les forêts domaniales dédiées à la construction navale, on savait donner aux arbres les formes qui convenaient. Il fallut confectionner les voiles en lin (et ensuite les jeux de rechange) fibre abandonnée depuis longtemps dans le monde du nautisme. Il fallut trouver les artisans, charpentiers, ferronniers, calfats, capables de réaliser 400.000 pièces de bois et de métal, 1000 poulies, et d’insérer une tonne d’étoupe pour le calfatage.

Ensuite, il fallut trouver des astuces pour réaliser les indispensables compromis avec le projet initial, faute de quoi la frégate n’aurait pas obtenu les autorisations de navigation, et aurait été cantonnée à un rôle de bateau-musée. L’intégration des moteurs, de l’électronique, des outils modernes de navigation, mais aussi les sanitaires et la cuisine, fut pour les techniciens un véritable casse-tête pour qu’au final le bateau reste fidèle à la frégate de La Fayette.

Si le lancement du projet fut assuré par les subventions locales et régionales, ce furent ensuite les visites du chantier qui permirent d’assurer en grande partie le financement de la construction. Le vaisseau commandé par Latouche-Tréville avait nécessité 11 mois de chantier, sa réplique demanda pas moins de 18 ans! Mais à l ’époque, la main d’œuvre était abondante et peu chère.

 

Après les séances d’essais en mer permettant de tester les différents éléments du voilier, les pods azimutaux poseront d’ailleurs quelques problèmes, le vaisseau part pour la traversée de l’Atlantique sous le commandement du capitaine Yann Cariou, qui commanda le Mutin et l’Etoile, et ancien commandant du Belem. Malgré des conditions météo parfois difficiles, l’Hermione dut en effet affronter une tempête lors du voyage de retour, la frégate de 12 atteindra sans encombres les côtes américaines où elle recevra un accueil extraordinaire. Yorktown, Mount Vernon, Alexandria, Annapolis, Baltimore, Philadelphie, New York, Greenport, Newport, Boston, Castine, Lunenburg, St Pierre et Miquelon, partout une foule considérable et chaleureuse était présente pour saluer le symbole de la liberté venue d’Europe. Car le peuple américain n’oublie pas que c’est le marquis de La Fayette qui  réussit à convaincre Louis XVI d’aider les insurgés à combattre les troupes anglaises, et que c’est grâce aux victoires de de Grasse et de Rochambeau que Washington obtint la capitulation des britanniques.

 

Symbole de l’aventure de l’Hermione, Bénédict Donnelly, qui possède la double nationalité franco-américaine, est le fils d’un citoyen américain qui participa au débarquement des troupes américaines en Normandie...

 

 

 

 

 

 

 

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