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LA NEBULEUSE

LA NÉBULEUSE

· Classe B

· Type / Gréement : thonier Dundee, côtre à tapecul

· Année de construction : 1949

· Longueur HT : 32 mètres

· Longueur de coque : 19 mètres

· Tirant d'eau : 3 mètres

· Déplacement : 89 t

· Capacité d’accueil : 18 personnes en croisière (12 eaux internat.)

· Hébergement: 12 bannettes

· Voilure : 330 m2

· Port d'attache : Loguivy

· Propriétaire : Cédric Lagrifoul

 

 

 

 

 

 

 

 

 En 1948, Rolande LE HÉGARAT et Pierre MARCHADOUR, armateurs, commandent un thonier à voiles, aux chantiers camarétois de la Pointe de Rocamadour  LE HIR & PÉRON. Ce dernier réalise une demi coque pour la construction de La Nébuleuse.

Les caractéristiques sont décidées : longueur 19 m, tirant d'eau 3 m et déplacement 90 tonnes environ. La Nébuleuse sera un modèle unique.

La construction commence sur le Sillon dans la plus pure tradition de la charpente navale camarétoise, avec du chêne bien sec (bois de bordage mis au séchage dans les années 1930 !). Malheureusement, Louis PÉRON décède au cours de la construction. Son fils, Albert, qui travaille depuis plusieurs années sur le chantier, lance le navire avec Hyppolite LE HIR. A la fin de l’été 49, La Nébuleuse prend son premier contact avec l'eau.

Dès l'été suivant un équipage est constitué : huit hommes et un chien. Le patron est Pierre MARCHADOUR, le second, Roger CADIOU. La pêche aux thons blancs (thons Germon) a lieu de juin à octobre, la marée dure un mois en Atlantique Nord ; c'est un métier difficile où les bas de lignes en acier, qu'il faut remonter à la main, scient les doigts des matelots…

Bien vite La Nébuleuse devient le meilleur thonier de Camaret : le bateau est excellent à la mer et l'équipage, très soudé, acquiert une solide expérience. Les hivers sont encore plus durs : comme tous les thoniers traditionnels, La Nébuleuse pratique deux métiers : le thon en été et la drague en hiver. Les coups de tabac ne sont pas rares et beaucoup pensent avec nostalgie à l'été, à la pêche aux thons avec les tangons et les voiles.

Cette voilure, une trinquette, une trinquette ballon (ancêtre du spi), une grand-voile aurique et un tapecul (voile de dundée), sera utilisée jusqu'en 1972. En effet, cette année-là, le navire est modernisé. Le pont est refait en Belinga pour pêcher la coquille Saint Jacques l'hiver ; une grande passerelle en acier est installée ainsi qu'un moteur V8 de 287 chevaux. La voilure est réduite (un tape cul, une petite grand-voile marconi et une trinquette).

L'équipage, six hommes et un chien, est constitué des habitués qui depuis 1949 n'ont pas quitté le bord. Avec plus de confort ils accomplissent des pêches formidables (jusqu’à 19 tonnes en une marée, 740 thons en une journée) ; La Nébuleuse acquiert alors le surnom de sous-marin vert, tant elle est chargée de thons en revenant de mer. Les bons services de La Nébuleuse continuent jusqu'en 1987, où la crise frappe durement les thoniers à tangons. L'armement met en vente, bien que le navire soit encore en état de naviguer.

En 1988, un patron pêcheur de Loguivy de la Mer dans les Côtes d’Armor est séduit par La Nébuleuse et devient son nouvel armateur. Albert PÉRON, devenu un des plus célèbres charpentiers de marine bretons, voit partir avec tristesse le dernier navire de son père. Heureusement, La Nébuleuse tombe entre de bonnes mains : son nouvel armateur l’apprécie vraiment et veut travailler avec elle. Mais la réduction du potentiel de pêche français ne va pas dans ce sens : La Nébuleuse ne pourra plus partir pêcher.

Plutôt que de la détruire pour recevoir une prime, le patron pêcheur en assure l’entretien courant. C’est en 1990 que la destinée de La Nébuleuse croise celle de Cédric LAGRIFOUL.

 

En 1989, passionné par les voiliers traditionnels camarétois, l’idée de naviguer sur l’un d’entre eux le “hante”. Il n'a alors que 22 ans. Il cherche en vain un navire à restaurer mais, le plus souvent, il arrive trop tard : il ne reste que des carcasses à visiter.

D'autre part, il ne souhaite pas acheter n'importe quel navire camarétois : il faut un coup de

foudre…Enfin, le 31 décembre 1990, après tant de recherches infructueuses, il est à son tour séduit par cet ancien "dundée thonier" et devient son nouvel armateur. Un projet pharaonique voit peu à peu le jour, au fil de huit années de travail acharné.

1991 - 1993 : dépose des aménagements intérieurs, révision du moteur, premières sorties en mer pour essais et réalisation d’une étude sur la viabilité économique du projet.

Escale au port d’attache, Camaret-sur-Mer, pour refaire entièrement la coque (clouage et calfatage). C’est l’occasion d’une recherche sur la passé du navire. Ensuite, de retour dans les Côtes d'Armor, les “hauts” (pavois et lisse) sont refaits à neuf. L’ancien pont est déposé. 

1994 - 1998 : le pont est refait entièrement, ainsi que les superstructures. Les pins qui formeront la mature du navire sont abattus dans la plus haute forêt d’Europe et acheminés jusqu’au bateau.

Les mâts, fabriqués au pied du navire, sont mis en place le 14 juillet 1995, à l’occasion d’une

grande fête à Paimpol. Les 30 tonnes de plomb qui forment le lest sont mise en place. La liste des autres travaux engagés est bien longue...

1999 : début de la nouvelle carrière de La Nébuleuse, elle est désormais un outil au service des entreprises et des particuliers. Chaque année des travaux améliorent encore le navire, par exemples, en 2005 un grand mât en lamellé collé creux (haute technologie) est installé, en 2009 la cuisine est refaite en totalité, en 2010 ce sont les douches et sanitaires, un nouveau guindeau, etc.

Aujourd’hui, grâce à cette ténacité et aux partenaires, La Nébuleuse est sauvée.

Extrait du site de La Nébuleuse: http://www.voilestraditions.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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