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Novembre 2020


Le nouveau souffle du transport de marchandises à la voile

 



Grain de Sail, le premier voilier cargo de l'entreprise morlaisienne éponyme, a été baptisé à Lorient le 9 octobre 2020.

L'entreprise exploite à Morlaix une torréfaction de café depuis 2013 et une chocolaterie depuis 2016. L'ambition de ses fondateurs, les frères Olivier et Jacques Barreau, est de "produire des cafés et chocolats d’exception dont les matières premières sont transportées par un voilier de charge transatlantique, synonyme d’aventure maritime et de respect de l'environnement."




Construite au chantier naval ALUMARINE (Loire-Atlantique), Grain de Sail est une goélette à deux mâts de 24 mètres de longueur et de 6 mètres de large.

Battant pavillon français et basée à Saint Malo, elle est capable de transporter 50 tonnes de fret dans une atmosphère contrôlée en hygrométrie et température afin de conserver les caractéristiques des produits transportés. Deux éoliennes, deux hydroliennes et des panneaux solaires subviendront aux besoins en électricité durant la navigation. 

Grain de Sail a pour mission d'exporter des marchandises françaises et bretonnes aux Etats-Unis avant de revenir en Bretagne 3 mois plus tard, la cale remplie de café et de cacao.

Chaque transatlantique sera effectuée en charge : l’aller depuis la Bretagne vers New York se fera avec un chargement de vins et spiritueux français; puis le voyage vers l’Amérique centrale devrait s'effectuer avec un chargement d'aide humanitaire et au retour, le voilier rapportera à Morlaix des fèves de cacao et des grains de café destinés à la production de l’entreprise. L’ensemble des voyages auront lieu sous voile, le moteur diesel ne servant que pour les manœuvres portuaires.


Les parrains et marraines du navire sont des membres de l'ESAT (Établissement et Services d’Aide par le Travail) de Morlaix qui collaborent au sein de l'entreprise Grain de Sail. L'ESAT les Genêts d'Or de Morlaix "permet à des personnes en situation de handicap dans l’impossibilité temporaire ou permanente de travailler en milieu ordinaire, d’exercer une activité professionnelle dans des conditions de travail aménagées".

Grain de Sail a mis les voiles pour sa première transatlantique mercredi 18 novembre avec à son bord 4 membres d'équipage, dont le capitaine Loïc Briand.


La construction d'un second voilier cargo devrait être lancée d'ici à la fin de l'année 2020.

La belle aventure Grain de Sail s'inscrit dans une dynamique plus générale de regain d'intérêt pour le transport de marchandises à la voile, plus respectueux de l'environnement. 

Parmi nos voiliers adhérents, De Gallant, la goélette de 104 ans de la Blue Schooner Company, revenait en mai dernier au Havre après une transatlantique de 4 mois, avec 30 tonnes de marchandises, dont du rhum de Guadeloupe affiné en mer pour les Frères de la Côte basés à Saint-Etienne, des épices, des fèves de cacao, du Mezcal artisanal du Mexique pour les bars du groupe Perchoir et 22 tonnes de café bio de Colombie, dont 12 pour la société française de transport de fret TOWT - TransOceanic Wind Transport.

 


 


En juillet dernier, TOWT a lancé un appel d'offres pour la construction de quatre voiliers cargo de 70 mètres d'ici à 2024. Le coût de chacun de ces voiliers avoisine les 10 millions d'euros. Le groupe de chocolaterie Cemoi ainsi que d'autres entreprises se sont déjà engagés à acheminer leurs marchandises via ces futurs voiliers.

TOWT a également adhéré à la Charte SAILS (Sustainable Actions for Innovative and Low-impact Shipping). Cette charte a pour but d'encourager les compagnies maritimes à mettre en place des démarches volontaires pour réduire leur impact environnemental. Selon les Affaires maritimes, "en soutenant la charte, les armateurs s'engagent ainsi à mettre en œuvre des mesures concrètes qui vont au-delà de la réglementation en matière de protection de la biodiversité, de lutte contre le réchauffement climatique ou encore de coopération avec les scientifiques et de sensibilisation des passagers." Les engagements pris par TOWT sont consultables ici.

Octobre 2020


Mer, voile et cinéma

 


Mise à jour le 29 octobre 2020 

 

Suite aux dernières annonces gouvernementales, Ouest - France, Voiles et Voiliers et La Guilde, co-organisateurs de l'événement et en accord avec leurs partenaires, sont contraints d’annuler le "Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer" qui devait se tenir aux Sables-d’Olonne ce week-end au Multiplexe Le Grand Palace et au Centre de Congrès Les Atlantes.

Pour les remboursements, le public est invité à se rapprocher des points de vente concernés (séances du vendredi 30 octobre au Multiplexe Le Grand Palace, séances des samedi 31 et dimanche 1er novembre à l'Office de tourismes des Sables-d'Olonne).

Les organisateurs travaillent sur un report de ce premier Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer en 2021.



Le 8 novembre prochain sonnera le coup d'envoi de la 9ème édition du Vendée Globe aux Sables-d'Olonne.

Le premier Festival du film Voiles et Voiliers compte parmi les animations prévues avant le départ de la course. Parrainé par le grand navigateur Jean-Luc Van Den Heede, il se tiendra du 30 octobre au 1er novembre 2020.

En compétition: 16 films documentaires, français et internationaux, de mer et de voile, qui seront projetés les 30 et 31 octobre 2020. Entrée: 5 euros par séance. Une partie de la recette sera reversée à la station SNSM des Sables-d'Olonne.

L'excellent documentaire Planète Méditerranée de Gil Kebaili retraçant l'expédition scientifique Gombessa V menée par Laurent Ballesta - objet du thème de septembre 2020 ci-dessous - fait partie de la sélection dans la catégorie mer.

Dans la catégorie voile, Tara Tari de Capucine Trochet fait partie des films en lice. Capucine Trochet, auteure de Tara Tari, mes ailes, ma liberté publié aux éditions Arthaud en janvier 2020, nous avait fait l'amitié de venir nous conter ses aventures en juillet 2019 lors d'un dîner de l'Association. Son livre vient de se voir décerner le Prix Albatros 2020 du meilleur récit de mer par Sail The World.

A noter également les parutions suivantes aux éditions Gallimard le 15 octobre:

  • Le Vendée Globe, 30 ans d'aventures par Didier Ravon
  • Prélude au Vendée Globe, Regards d'écrivains, de marins et de chercheurs, Album hors série.

Septembre 2020


Un confinement volontaire dans les grandes profondeurs de la Méditerranée

 

En juillet 2019, Antonin Guilbert, biologiste marin et plongeur professionnel, Thibault Rauby, plongeur instructeur, et Yannick Gentil, plongeur cadreur, emmenés par le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta séjournent 28 jours par 120 mètres de profondeur dans le cadre de l'expédition scientifique Gombessa V.


 

 

 

A une profondeur où la pression est 13 fois supérieure à celle en surface, le temps de plongée est très réduit: le 5 août 2019, dans un entretien accordé au journal l'Equipe, Laurent Ballesta indiquait n'avoir auparavant pu faire des incursions que de 10, 20 ou 30 minutes par 120 mètres avant une remontée lente de 4 à 5 heures de paliers de décompression. 

Combinant des techniques de plongée à saturation (confinement dans un espace pressurisé de 5 m² à respirer un mélange d’hélium et d’oxygène) et de plongée sportive profonde (utilisation de scaphandres recycleurs), l'expédition Gombessa V a permis une exploration en continu des grandes profondeurs de la Méditerranée.

Les 4 plongeurs ont ainsi réalisé en moyenne 6 heures de plongée par jour jusqu'à 120 mètres, soit deux sorties par jour de trois heures d'affilée, appuyés par une équipe d'une trentaine de personnes.

Au total, les 4 plongeurs ont ainsi comptabilisé 31 sorties en 24 jours. A la fin de l'expédition, 4 jours de décompression ont été nécessaires avant qu'ils ne puissent rejoindre la surface. 

Le documentaire "Planète Méditerranée" de 90 minutes relatant cette expédition scientifique hors du commun et dévoilant les merveilles des profondeurs méditerranéennes au grand public a été diffusé le 19 septembre sur ARTE. Vous pouvez le voir et le revoir ici jusqu'au 17 novembre 2020. L'expédition a également donné lieu à la parution d'un livre éponyme.

Ci-après la bande-annonce du documentaire Planète Méditerranée:

 

 

Août 2020


Plein phare sur Tévennec

La Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises soutient "Larmes de Fond" le prochain projet de court métrage qui sera tourné en Bretagne à Tévennec par Camille Tello fin août 2020.

Son objectif est aussi de participer à la sauvegarde du Phare de Tévennec. Un film aux accents fantastiques et imaginaires sur doux fond musical. Chacun·e à la possibilité de contribuer à la réalisation de cette aventure hors du commun.

Pour en savoir plus et participer à la campagne de financement, c'est ici.

C'est aussi l'occasion de se replonger dans le livre "Lumière sur Tévennec, Les Portes de l'Enfer", dont les ventes sont réalisées au profit de la Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises (SNPB)

Un séjour exceptionnel au phare de Tévennec, baptisé « Les Portes de l’enfer » par la tradition maritime. L’auteur a relevé le défi unique de faire revenir la présence humaine en ces lieux désertés depuis plus d’un siècle.

Pendant 69 jours, du 27 février au 5 mai 2016, Marc Pointud, président de la Société nationale pour le patrimoine des phares et balises, s’est installé dans le quotidien des anciens gardiens des lieux.

Au cours de ces semaines de solitude face aux éléments du large, Marc Pointud a vécu une expérience unique et riche. Il a tenu le journal de bord de sa vie quotidienne à Tévennec, hors norme par nature, toujours confronté à l’intensité des éléments. Une tranche de vie dans cette habitation unique en France et dans le monde, qui défie le large et focalise les terreurs et les rêves depuis 1875.

Voici donc un ouvrage qui s’inscrit dans la découverte d’un patrimoine maritime encore méconnu. La parole est aussi donnée aux rares descendants retrouvés des anciens gardiens de Tévennec. Elle teinte de souvenirs familiaux l’histoire enfin écrite de ce phare. Ce livre ambitionne aussi de faire percevoir les forces qui hantent ce lieu hors du commun qui envoûte les esprits depuis les temps les plus anciens…

Première partie : Histoire du rocher, de la construction, des gardiens, les légendes, les défis actuels…

Seconde partie : Le journal de bord de 69 jours sur le phare.

Juillet 2020


Les peuples de l'eau


Nous vous invitons à partir à la découverte des peuples de l'eau avec Gérard Chaliand à bord de la Boudeuse en Amazonie dans son livre "Aux confins de l'Eldorado" et à voyager avec Marc Thiercelin, navigateur aux 5 tours du monde en solitaire, et Ludovic Fossard dans leur dernier livre: "A la rencontre des peuples des mers".

Arte a d'ailleurs diffusé en mars dernier la deuxième saison d'une série documentaire éponyme
de 30 reportages réalisés entre 2016 et 2019 avec Marc Thiercelin:

 


Juin 2020


Les navires perdus de l'expédition Franklin


L'expédition d'exploration Arctique de Sir John Franklin sur l'Erebus et le HMS Terror a disparu vers 1845. L'épave de l'Erebus a été retrouvée en 2014 dans les eaux glacées du Grand Nord canadien et celle du HMS Terror, en 2016.

Les recherches progressent sur les artefacts retrouvés à bord des épaves de l'Erebus et du HMS Terror

Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez admirer l'état de conservation remarquable de l'intérieur du HMS Terror et de ses artefacts :

L'Erebus
Vie, mort et résurrection d'un navire

Auteur: Michael Palin
Ed.: Paulsen
Collection Exploration


Paru le 16 janvier 2020
Format: 15 x 21 cm - 391 pages

24,90 euros en version papier
14,99 euros en version numérique


ISBN: 978237502-0876


L’histoire mystérieuse d’un bateau qui excita l’imagination de grands écrivains, tels Joseph Conrad et Jules Verne, qui inspira récemment une série télévisée et passionna l’acteur Michael Palin.

En septembre 2014, au fond des eaux glacées de l’Arctique canadien, la poupe brisée d’un vaisseau fut découverte. Il s’agissait d’un bateau mythique : l’Erebus. Michael Palin – pilier des Monty Python et réalisateur de documentaires pour la BBC – redonne vie à cet extraordinaire navire, depuis sa mise à l’eau en 1826 jusqu’à ses voyages d’exploration en Antarctique qui ont conduit à sa gloire, puis à son ultime catastrophe en Arctique.

Il revisite les parcours entremêlés des hommes qui ont partagé son chemin : le fougueux James Clark Ross, qui cartographia une grande partie des régions australes et supervisa les premières expérimentations scientifiques menées sur place ; mais aussi John Franklin, homme tourmenté qui, à l’âge de 60 ans et après une carrière en dents de scie, prit le commandement du bateau. Il décrit avec brio le quotidien des hommes à bord qui, les premiers, débarquèrent sur la terre Victoria antarctique et ceux qui, à peine quelques années plus tard, finirent gelés jusqu’à en mourir dans les eaux du grand Nord, tandis que des missions de sauvetage tentaient désespérément de les atteindre.


Lumière sur l'Association Cap Horn au Long Cours


L'Association Cap Horn au Long Cours entreprend un remarquable travail de recherche concernant les voyages de tous les marins sur tous les voiliers Cap-Horniers français.

Un bulletin "Communication" rend compte du travail réalisé par les bénévoles de l'association Cap Horn au Long Cours pour retracer l'histoire des Cap-Horniers français.

Plus de 10.500 marins et 190 voiliers sont déjà recensés sur le site Cap Horniers français. Le site a non seulement pour ambition de faire connaître tous les Cap-Horniers (plus de 100.000 hommes avec parfois femmes et enfants), mais également de rendre compte le plus précisément possible de leurs conditions de vie. La première source d’informations est l’ensemble des rôles d’équipage. L'Association en appelle aux familles de marins pour lui communiquer des textes et photos qui leur ont été transmis de leurs aïeux comme complément d'information indispensable.

Prochaine étape: une équipe scientifique partira explorer en Patagonie chilienne le site du naufrage du 3-mâts Delphine en 1840. Est d'ailleurs prévue la publication d'un livre qui retracera l'histoire de ce voilier, de son équipage, de son naufrage et du sauvetage de ses marins en suivant l'histoire d'Alfred Buot de l'Epine. Il est possible de souscrire à la publication de l'ouvrage jusqu'au 30 juin 2021
ici.

 


L'incroyable aventure d'Alfred et de la Delphine
Livre grand format avec coffret de protection


Auteur: Fréderic Presles (descendant de 4ème génération d'Alfred Buot de l'Epine et membre de la Société des Explorateurs Français)
Edité par Campana 1840 & La Delphine à Cabries

Format: 32 x 24 cm
350 pages (environ 2kg)
79 euros pour toute souscription jusqu'au 30 juin 2021 - plus d'informations
ici

Les exemplaires seront envoyés par voie postale ou remis en mains propres lors des rencontres, rendez-vous et conférences prévus à partir du 15 mars 2021.

Le livre comprendra:
- des textes et fac-similés du récit original ainsi que des sources complémentaires;
- des textes et fac-similés historiques, contextuels & familiaux rassemblés par des spécialistes Chiliens & Français;
- des photos et textes de l'expédition 2020;
- des illustrations inédites accompagnant le texte du récit complet;
- toutes les sources historiques indexées.


Equipe de chercheurs autour de cette édition:
- Christophe Pollet, Pedro Pujante et Alfredo Prieto, archéologues sous-marin,
historiens et ethnologues
- Brigitte & Yvonnick Lecoats, spécialistes du monde des Cap-Horniers
- Laurent Pavlidis, historien et Conservateur du Musée de la Marine de Saint-Tropez


Résumé de l'aventure d'Alfred Buot de l'Epine

L’histoire a commencé il y a bien longtemps et l’aventure seulement après deux mois et demi de mer…

Alfred vient d’avoir 21 ans, alors jeune lieutenant, il s’embarque sur La Delphine, Cap-Hornier d’une trentaine de mètres à destination de Valparaiso. Depuis le départ du Havre le 30 mars 1840, jusqu’au franchissement du Cap Horn le 12 juin, puis par la  remontée le long des côtes de Patagonie, le voyage se déroule sans encombre. Le destin des seize hommes d’équipage et des quatre passagers va basculer le 19 juin lorsqu’une terrible tempête va fracasser le navire en le  précipitant sur les rochers non loin de là; l’île Codavonga isolée et totalement déserte.

Les naufragés y resteront longtemps. Les uns, dont Alfred, partent chercher du secours trois mois après le naufrage à bord d’une chaloupe réparée pour l’occasion, pendant que les autres attendent le retour de leurs camarades pour espérer rentrer chez eux sains et saufs. Les treize hommes restés à terre continueront d’entretenir de bonnes relations avec les indiens  nomades de la mer décrits avec précision par le jeune lieutenant. Que ce soit dans les échanges entretenus, l’aide apportée par ces fins connaisseurs de la côte et des moyens de subsister, tout cela malgré le fait que quelques marins sont terrorisés, nourris des récits anthropophages du début du XIX ème.

Finalement, tous seront sauvés après qu’une Lancha suffisamment grande soit trouvée à Chiloé par les  sauveteurs qui tiennent leur promesse et reviennent chercher les derniers naufragés. Il faut alors pour tous rejoindre à nouveau Chiloé éloignée à plus de 400 km de leur île battue par les vents, tempêtes et soumise à la rigueur du climat hostile entre cinquantièmes hurlants et quarantièmes rugissant.

Leur isolement aura duré sept mois et un jour ! Ils reviennent tous à bon port un an après leur départ !

L’aller-retour des sauveteurs pour aller à Chiloé dure quatre mois, dans des conditions terribles  qu’aucun scénariste de fiction n’aurait osé imaginer, et dont les descriptions complémentaires ont été trouvées dans différents textes. Ceux d’Alfred, celui d’un des passagers, celui d’un témoin à Chiloé, celui du Capitaine du navire, mais aussi dans celui d’un marin rentré avant tous en France… Un seul marin ne retourne pas sauver ses compagnons, ne pouvant à nouveau se trouver confronté aux ‘‘Sauvages’’
.


Présentation du livre et de son coffret

Alfred Buot de l'Epine a écrit son histoire, et son manuscrit est parvenu jusqu’à nous. L’un des membres de sa famille a réalisé une enquête minutieuse, il a réuni des archives révélatrices, des illustrations originales, les fac-similés et toutes les sources répertoriées. Le compte rendu de l’expédition, l’explication des contextes historiques, géographiques et ethnologiques... et aussi les textes inédits et complémentaires qui racontent toute l’histoire. Celle de ceux qui partent chercher les secours, celle de ceux qui les attendent sur l’île déserte... et celle du commandant maudit ! Les scientifiques Chiliens soulignent l’intérêt exceptionnel du récit. Une mission d’exploration afin de compléter la documentation est prévue en 2020.

Une aventure hors du commun pour les membres de la famille, rassemblés au cœur des montagnes patagoniennes dans les pas d’Alfred avec Frédéric Presles qui les embarque à bord de deux navires pour trouver et rejoindre enfin le lieu des tourments de leur aïeul.

Destination qui a nourri l’imagination collective depuis que le premier texte, celui du manuscrit a été édité dans les années 60 à destination des seuls membres de la famille. S’étant rapproché de scientifiques, Frédéric qui organise l’expédition et a récemment identifié le lieu du naufrage, se rend compte qu’au-delà de l’histoire familiale, cette aventure passionne également le monde scientifique, dont trois représentants vont se greffer à l’expédition pour initier une campagne de recherche sur plusieurs axes.

Christophe Pollet, Pedro Pujante et Alfredo Prieto sont tous les trois historiens et archéologues, chacun avec un champ d’action et d’investigation complémentaire à celui des autres. Christophe ; spécialiste des épaves anciennes, Pedro des équipements techniques de détection, non seulement afin trouver une trace de l’épave, mais plus  probablement celles des campements alimentés par des foyers pendant les 145 jours de l’isolement des naufragés sur l’île. Quant à Alfredo, c’est le spécialiste des peuples nomades de la mer côtoyés à l’époque et dont il espère  trouver des traces de passage non seulement sur l’île en question, mais aussi sur celle qui leur servait de base, à quelques miles nautiques de là.

De l’avis des scientifiques, le manuscrit est sans aucun doute le plus détaillé de tous les récits de naufrages ayant eu lieu dans cette région, un trésor historique !

D’autant plus que cette zone impénétrable n’a pas permis à qui que ce soit de s’en approcher, ceci tout simplement à cause du coût logistique pour s’y rendre. Ce sera donc une première, rendue possible par la fédération familiale qui a réuni le budget nécessaire !

Le dernier à avoir foulé cette île est sans doute Alfred... Le naufrage est survenu à une époque charnière, puisque c’est à ce moment que le détroit de Magellan est annexé par le Chili. Le commerce avec l’Europe se développe à une vitesse exponentielle. Valparaiso devenant le fer de lance de la conquête du Pacifique et Chiloé un port d’attache incontournable pour les baleiniers.

Les faits relatés dans le manuscrit avec précision ont interpellé nos scientifiques et pourraient bien remettre en cause quelques certitudes. Encore faut-il aller chercher les preuves sur le terrain.

Aussi à bord des deux bateaux affrétés pour l’occasion, en traversant des décors majestueux dignes des épopées de la conquête des continents, les explorateurs étudient tous les documents apportés à bord en attendant de débarquer sur l’île et profitent du trajet pour vérifier quelques faits jamais documentés...

En dehors de l’image d’Épinal de Robinson, se rendre à destination, que ce soit pour les membres de la famille ou pour le collège de scientifiques embarqués, et au-delà des faits historiques, ceci permettra de répondre à des questions qui raisonnent à travers les temps.

  • Que trouve-t-on aujourd’hui sur une île déserte ?
  • Quelles sont les traces laissées par vingt personnes qui alimentent un feu au quotidien pendant sept mois pour se réchauffer et survivre ?
  • Que sont devenues les populations de mammifères marins et d’oiseaux si bien décrites sous la plume d’Alfred ?
  • Quelles sont les traces laissées par les nomades de la mer, qui depuis ont rejoint les terres civilisées de Chiloé ?

Les contextes historiques seront également développés: pour la France par Laurent Pavlidis, Historien spécialiste de la marine et conservateur du Musée de Saint-Tropez, et pour le Chili, Christophe Pollet - Franco Chilien nous expliquera les subtilités de cette époque.

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